Je découvre avec Jacaranda l'écriture de Gaël Faye. Il nous présente Milan en 1994, sa mère est Rwandaise mais elle n'en parle jamais à la maison. Milan grandit et découvre petit à petit le pays de sa mère, il y va, rencontre sa famille, des amis, et fait sa vie entre deux pays.
Je n'ai que du bon à dire sur ce roman, c'est un coup de cœur au point de m'avoir donné envie de lire Petit pays, le premier roman de Gaël Faye, mais de m'avoir aussi donné envie de visiter le Rwanda.
J'ai beaucoup aimé l'écriture, franche et honnête. Évidemment on parle souvent du génocide, mais avec beaucoup de justesse dans les descriptions de ce qu'il s'est passé, il n'y a pas de surenchère de violence, uniquement des faits, et encore assez sobrement racontés. Gaël Faye s'intéresse principalement aux personnages, comment ils vivent désormais, se reconstruisent eux-mêmes et leur pays.
Je ne connaissais rien du Rwanda, à part le génocide. Ma culture générale est pleine de trous et ce livre m'a permis de m'en rendre compte, et surtout m'a réellement donné envie de le combler. J'ai trouvé admirable ce qui est expliqué concernant les tribunaux, la reconstruction du pays et la vision vers le futur. C'est juste une vision de quelques personnages mais ça m'a vraiment émue et je veux en savoir plus.
C'est un roman délicat, écrit sans détails ni rien d'excessif, juste des sentiments et des faits qui rendent tout tellement réel. Il mérite sans hésitation son prix Renaudot.
Commentaires
Enregistrer un commentaire